L’usurpation d’identité concerne 213 000 victimes en France par an d’après une récente étude réalisée
par le CREDOC (Centre de Recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie). Un chiffre qui surpasse le nombre de cambriolages ou même de vols de voitures. Mais qui
se cache derrière ces chiffres alarmants ? Y-a-t-il des profils types de victimes ? Est-ce que ça pourrait m’arriver aussi ?! Petit aperçu des « on dit » sur le
sujet.
Un risque massif et non ciblé qui touche principalement les jeunes de 18-29ans
Dans la plupart des reportages traitants du vol d’identité, les victimes présentées sont principalement des personnes lambda. C’est pour cette raison qu’on vous donne les clefs
pour vous protéger au maximum contre le vol d’identité. La plupart des études faites sur le sujet, comme celle réalisée par le Forum sur la prévention de la fraude (Canada, 2003), montre que
l’impact du vol d’identité s’étendrait à des personnes de tout âge et de tout niveau de revenus ou d’éducation. Aux Etats-Unis, le rapport « Consumer Fraud and Identity Theft Complaint Data»
élaboré par la FTC (Federal Trade Commission) en 2007 confirme ces constatations. Toutefois on remarque que les jeunes de 18 à 29 ans sont plus facilement victimes du vol
d’identité, ce qui est surprenant pour une génération qui a vu naître le web 2.0, à croire que les utilisateurs les plus accrus sont aussi les moins méfiants ! Ou l’explication
pourrait tout simplement venir du fait que cette génération est plus exposée parce qu’elle utilise beaucoup l'outil Internet (comptes bancaires, ecommerce, réseaux sociaux...).
Attaques massives, aléatoires ou ciblées ? Une
polémique naissante ?
Contrairement à l’étude de la FTC, une étude encore non-publiée d'Experian, citée par Dark Reading, offrirait d’après le site www.securityvibes.com, un point de vue
différent et original sur la fraude à l'identité aux Etats-Unis. En effet, d’après cette étude, plus la classe sociale d'un individu est élevée plus son risque d'être victime
d'un vol d'identité augmenterait. Et cela quel que soit l'état de sécurité de sa machine ou ses connaissances en informatique. Les membres de la classe sociale la plus élevée du
pays seraient 43% plus susceptibles d'être victimes d'un vol d'identité que la classe sociale moyenne.
Toujours d’après cette étude, il semblerait que le revenu moyen de l'ensemble des victimes de fraude à l'identité soit 11% plus élevé que celui de la classe moyenne. Les critères
déterminants dans la probabilité de voir son identité dérobée aux Etats-Unis seraient d’abord liés au lieu de vie, les citadins étant plus vulnérables que les ruraux. Autre critère
surprenant (cependant intelligemment pensé puisque très souvent révélateur du niveau de vie) : le loisir pratiqué. En effet, les individus intéressés par le tennis seraient 85% plus
susceptibles d'être victimes d'un vol d'identité que les autres, viennent ensuite les amateurs de voyage à l'étranger (70%), les adeptes des Arts et de la culture (52%) et du ski (50%).
Contrairement à la plupart des recherches, cette étude présenterait donc le niveau social comme un élément majeur pour les usurpateurs aux Etats-Unis. Les fraudeurs choisiraient donc leur cible
en fonction des avantages et des bénéfices qu’ils vont en retirer.
La situation serait donc plus complexe qu’elle en a l’air et cette théorie nuancerait l’idée que les utilisateurs les moins éduqués sont forcément les moins familiers avec l'outil
informatique, leurs machines donc forcément les moins protégées, et qu'ils sont les premières victimes de la fraude. Il serait intéressant de voir si cette situation apparemment récente aux
Etats-Unis est également présente en France. Auquel cas les personnes plutôt jeunes aux revenus et statut social plus élevés auraient grand intérêt à protéger encore plus leurs données
personnelles. Le débat reste ouvert !

C’est un fait, internet tisse sa toile et vous embobine avec de nombreux outils qui ont pourtant l’air fort sympathiques mais qui se servent de plus en plus de
vos données personnelles et font de vous une cible privilégiée pour les usurpateurs et même pour les cambrioleurs ! C’est ce qu’ont voulu montrer les créateurs du site
internet : « Please Rob Me », aujourd’hui désactivé, en alertant les internautes des dangers encourus en publiant des informations « anodines » sur
internet. Pour que vous en ayez conscience, ce site mettait en ligne les informations suffisantes pour faciliter le cambriolage de votre domicile. L’interdiction de ce site ne
doit pas pour autant nous faire oublier les leçons d’une telle expérience ! Petit retour sur les pièges trop simples mais aussi trop communs qu’on pourrait facilement éviter!

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