Vendredi 19 mars 2010
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Les Etats étudient depuis longtemps de nouveaux moyens de protéger et sécuriser les documents officiels
d’identité de leurs citoyens notamment afin de prévenir la fraude, l’usurpation d’identité, le terrorisme… En effet, les Etats-Unis par exemple ont fini par imposer le fameux passeport
biométrique contenant une puce RFID à de nombreux pays comme la France. Depuis le mois de juin 2009, tous les nouveaux passeports fabriqués en France, sont biométriques : ils contiennent
une puce avec vos données consultables à distance (photo numérisée haute définition, empreintes digitales…). Une sorte de fichier informatique géant !
Et pour la carte nationale d’identité ?
Pour la carte nationale d’identité, il semblerait que la France réfléchisse sérieusement à la mise en place d’un système identique à celui du passeport. Plus sécurisé selon le gouvernement, plus
« flicé » selon les détracteurs ! Un projet de carte d’identité biométrique (obligatoire et payante) baptisé Ines – Identité Nationale Electronique Sécurisée –, proposé par le
Ministère de l’Intérieur, avait été récusé en 2005 par différentes organisations de défense des droits de l’Homme : il entrainait la création d’un nouveau fichier national répertoriant des
éléments biométriques d’identification de chaque Français. La Cnil par exemple s’était opposée à ce projet en accusant ce futur document d’excellent moyen de surveillance et de traçage des
citoyens dont l’utilisation pouvait être abusive. Ce projet de carte d’identité prévoyait en effet d’intégrer une puce RFID contenant des informations très précises sur les individus.
Alors, en 2010, qu’en est-il ?
Selon certaines sources, il semblerait que le projet revienne au goût du jour en 2010. Par exemple, lors d’un évènement sur la sécurité en octobre 2009, M. Alex Türk, président de la CNIL aurait
déclaré que le Ministre de l’Intérieur lui a fait savoir que le projet de carte d’identité serait de nouveau à l’ordre du jour avant la fin de l’année. Aussi, les parlementaires comme le député
Marc Le Fur s’inquiètent de plus de plus de l’expansion de la fraude documentaire portant sur la délivrance et le renouvellement de la CNI et du passeport et constatent que l’usurpation
d’identité représente 68% des affaires de fraude. La falsification du titre représente 28% des cas de fraude ou de tentative. Ces agissements coûtent à la société et aux victimes. Selon le
Crédoc, le coût d’une usurpation d’identité est évalué à 2229 euros par victime. Pour sa part, l’UNEDIC évalue à 140 millions d’euros les effets de la fraude liée à des documents d’identité
falsifiée, précise le rapporteur. C’est pourquoi certains soutiennent ce projet de carte biométrique qui rendrait la fraude plus difficile, mais ferait également réaliser des économie au
pays.
Affaire à suivre donc…
Par François
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Oups... effectivement merci olele pour la correction :-)