Le blog de l'assurance contre le vol d'identité

Interpellé lundi dernier par la police à Auxerre, Patrice Griffaton est un usurpateur d’identité sans scrupule qui s’est fait passer pour son frère, Pascal Griffaton, pendant quinze ans ! Une affaire qui souligne à nouveau la vulnérabilité de la protection d’identité en France !


Quinze ans, c’est le nombre d’années passées sous le nom d’un autre, en l’occurrence son frère ! Un véritable calvaire pour Pascal Griffaton, père de famille de 33 ans, qui depuis 1995 a reçu des dizaines de convocations à la place de son frère : trafic de stupéfiant, excès de vitesse, escroquerie, factures impayées… le cadet a du se battre sans répit pour prouver son innocence ! Un combat difficile alors que son frère utilise même son nom pour comparaître devant la justice !
Tout a commencé lors d’un banal contrôle routier de l’aîné en 1995, Patrice Griffaton donne le nom de son frère «  j’étais recherché, je n’avais pas envie de me faire arrêter donc j’ai donné le nom de mon frère (…) je me rappelais de quand il avait passé le permis, comment il s’appelle, le nom de ses parents, c’est plus facile » une explication cohérente mais étonnamment dénudée de tout scrupule !


La preuve en image :

http://www.wat.tv/video/comment-son-frere-lui-vole-18u2p_2exyb_.html

 
C’est en 2008 que Patrice Griffaton avait été mis en examen pour « usurpation d’identité ». Le 8 avril dernier, alors qu’il ne s’était pas présenté au Tribunal de grande instance d’Auxerre, il avait écopé de quatre ans de prison ferme et un mandat d’arrêt avait été prononcé à son encontre. Actuellement en détention provisoire jusqu’au 12 août, son dossier sera examiné à nouveau puisqu’il a fait appel du jugement.
Lundi dernier, le procureur de la République, François Pérain, affirmait l’importance du «préjudice psychologique» sur la victime qui, après être allée en prison plusieurs jours à la place de son frère pour conduite sous l'emprise d'alcool et de stupéfiants, a même tenté de se suicider pour mettre fin à ce cauchemar.

Ven 9 jui 2010 Aucun commentaire